Il était une fois à Jacmel

| 08/06/2017 | 0 Commentaires

C’est la 3e année que l’équipe de Jacmel met tout en oeuvre pour protéger les enfants et surtout pour les sortir de la rue et leur proposer un avenir plus serein. Mieux que des chiffres ou des statistiques, nous avons préféré vous raconter l’histoire de ces enfants.

Il était une fois l’éducation…

« Je m’appelle Mirlande Point-du-Jour, je fais la 3e année fondamentale à l’école La Promesse Evangélique de Coq Chante, je suis la cadette d’une fratrie de 5 enfants. Je vais à l’école tard parce que mes parents n’ont pas eu de moyens pour m’y envoyer. Je dis merci au projet d’être venu en aide à mes parents, parce qu’aujourd’hui nous sommes 3 à fréquenter l’école. Je travaille dur pour réussir les examens parce que j’aimerais terminer sans redoubler de classe et devenir une infirmière ».

 

« Mon nom est Steeve Jérôme, j’ai 18 ans. Je vivais dans la rue suite à la mort de mes parents biologiques. Je quémandais pour manger et me vêtir. Mes camarades et moi dormions sur des galeries des maisons ou dans des maisons abandonnées.

Le projet m’a pris en charge et a assuré ma scolarité depuis 2015. Présentement, je suis en classe de 7e AF au collège Saint Louis de Jacmel. Je suis toujours présent en classe et étudie mes leçons. Je caresse le rêve de devenir ingénieur après mes études.  

Aujourd’hui je suis fier de moi, mes proches ne voient plus en moi l’enfant de rue d’il y a 2 ans, mais un élève et un jeune exemplaire. Je deviens un conseiller pour mes pairs rencontrés dans la rue et je les oriente toujours au bureau du projet pour être sensibilisés à retourner dans leur famille. »

Il était une fois la santé…

Claudine est l’infirmière du projet:

« j’ai soigné beaucoup d’enfants, dans la rue, à la prison, dans les centres de loisirs,….qui avaient la teigne, des blessures, des éruptions cutanées…. Maintenant, je suis fière de les voir sourire aujourd’hui étant à présent en bonne santé ».

Quelques chiffres quand même 😉
Claudine a permis de donner des soins de santé et des séances de sensibilisation sur des thématiques de santé.

  • 33 enfants de rue dont 6 filles et 27 garçons.
  • 21 garçons et une fille dans la prison civile de Jacmel en plus de 11 séances de sensibilisation sur la santé. Des médicaments ont été livrés à l’infirmerie de la prison contre les maladies de la peau et les infections.

Au total, 450 enfants ont bénéficié de soins de santé dans la prison civile de Jacmel, dans les centres de loisir pour les jeunes et enfants, dans la rue au centre-ville de Jacmel et dans les 6 sections communales éloignées appuyées par le projet.

 

Il était une fois l’accès aux loisirs…

Dans le but de permettre aux enfants en situation de rue et les enfants les plus vulnérables de jouir de leur droit aux loisirs, et de devenir acteurs de la défense de leurs droits, 3 centres de jeunes et enfants ont été renforcés , 3 autres ont été créés et ont bénéficié de jeux éducatifs et instructifs, des matériels sonores, audio visuels et d’un système d’énergie électrique durable.

 

Il était une fois l’accès à l’eau…

Depuis sa fondation, la communauté de K- Wolf fait face à un grave problème de disponibilité d’eau potable. Les membres les plus vulnérables de la population courent quotidiennement plusieurs centaines de mètres pour s’en procurer quand il n’y a pas d’argent pour en acheter. Voulant améliorer cette situation, les membres de la Communauté Protectrice de Wolf avec l’appui du projet, après le passage du cyclone Mathew, a mis en place un point de vente d’eau potable à la dimension des petites bourses. Si un seau de 5 gallons se vend à 5 gourdes dans la communauté, au Kiosque Kominotè au prix de 5 gourdes on achète 3 seaux de 5 gallons. Un comité de trois personnes assure la gestion de ce kiosque kominotè. Les fonds générés par la vente de l’eau serviront à mettre sur pied un système de Solidarité mutuelle et ses bénéfices permettront d’alimenter trois caisses :

  • Une caisse rouge en vue de poser des actions communautaires;
  • Une caisse verte pour les frais de fonctionnement du kiosque ;
  • Et une caisse bleue visant les actions d’investissement.

Le kiosque Kominotè fonctionne et dessert près de mille familles.

 

 

Autant de belles histoires qui mettent du baume au coeur. Qu’en pensez-vous?

 

 

 

Catégories: Général

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